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Lundi 11 juillet
Départ de Paris Orly vers 14 heures, nous sommes partis
de Lille vers six heures du matin mais nous sommes restés
bloqués 1h30 dans les embouteillages à moins
de 5 kms de l' aéroport. Heureusement Nicolas a qui
j' avais payé le vol Montpellier Orly nous attendait
devant l' aérogare pour récupérer le
Prévia Toyota et le redescendre dans le Gard.
Arrivée par le vol Paris Orly Montréal vers
16 h30 heure locale. Mais un problème de tapis de bagages
va encore une fois nous retarder. Surprise, l' amie que nous
avait décrite Vicky devait être petite et brune,
or c' est une grande blonde qui nous accueille. La moitié
se tasse dans sa voiture. L' autre moitié les rejoint
rue Cartier là où habite Nathalie Monast, note
hôte, un peu débordée par les travaux
et notre arrivée.
En fait Nathalie disposant d' un duplex dont une moitié
est en réfection nous a proposé de squatter
pendant deux ou trois jours l' étage du bas en travaux.
Elle y a disposé des matelas gonflables sur le sol
de chaque pièce vide. L' eau et l' électricité
fonctionnant, nous pouvons ainsi profiter de la salle de bain.Ce
qui est appréciable car Montréal subit depuis
quelques jours une véritable canicule.
Nous "snackons" ensemble sur son bar et tombons
sur nos matelas. Il fait une chaleur humide de 38° environs
et nous dégoulinons.
Mardi 12 juillet
Premier jour à Montréal. Nathalie part pour
travail en centre ville (elle s' occupe du suivi des parcours
en entreprise des ingénieurs de l' Université
Technique de Montréal, dont elle est d' ailleurs elle
même diplômée..) Elle nous laisse les clefs
de sa maison, l' accès a son ordinateur pour les mails,
et un plan de la ville accompagné de suggestions. Nous
emportons un pique nique et nous dirigeons vers le arc Lafontaine
voisin. Les petites y trouvent une pataugeoire et j' appelle
la France pour vérifier le fonctionnement de mon portable.
Ça marche. Nous continuons à marcher jusqu 'à
un parc et une piscine municipale où les enfants et
cette fois les plus grands, se jettent une nouvelle fois à
l' eau. Nous reprenons ensuite notre longue marche (en fait
la perspective du parc olympique) nous a trompé sur
la distance de notre objectif : le biodome. Il s' agit d'
un espace reconstituant quatre isotopes naturels : foret tropicale,
foret canadienne, St Laurent maritime et Pôle. Les enfants
adorent et nous comprenons que tout ce qui concerne les animaux
présente un sujet facile pour petit et grands. Il faudra
en tenir compte. Nous revenons chez Nathalie épuisés
(avec le décalage les enfants s'étaient levés
à 4 heures du matin pour regarder jouer les écureuils
dans le parc en face de la maison), partageons le repas et
nous effondrons sur nos matelas.
Mercredi 13 juillet
Nathalie est parite au boulot. Nous faisons nos courses dans
le quartier et mangeons tranquillement chez elle avant de
partir découvrir le centre ville souterrain et les
espaces commerciaux enterrés, cette fois en métro.
Nous visitons égalelement le Musée Mac Cord
qui présente 150 ans de vie à Montréal
à travers l' évolution des jouets et de l' éducation
des enfants. Le musée présente aussi une approche
du monde aborigène, que les canadiens appellent aussi
les "autochtones", et des expositions sur l' hiverà
Montréal et le chantier ferroviaire transcontinental.
Le soir nous repartons tous a pied pour un feux d' artifice
sur le Pont Jacques Cartier. Montréal accueille chaque
été une compétition internationale. Aujourd'hui
le pays concurrent est l'Espagne. Olé. Dans ces moments
là, la circulation coupée, Montréal ressemble
plus que jamais à une petite ville de province. Nous
retournons ensuite prendre un cappucino en ville, profitant
de la fraîcheur de la nuit.
Jeudi 14 juillet
Nathalie a pris un jour de congé et nous partons en
métro avec le pique nique pour le parc Jean Drapeau
qui si trouve sur une 'île du fleuve St Laurent, a quelques
kilomètres a pieds du centre ville. Nous prenons ainsi
conscience de la pauvreté de nos parc urbain. A Montréal,
tous les quatre pâtés de maison on peut trouver
un espace de jeux pour les enfants, un jardin dans la ville.
Là, nous nous baignons sur un petit lac, les garçons
font du pédalo, et les citadins viennent faire du vélo
ou du roller sur le circuit Jean Villeneuve. En revenant du
lac, nous tombons sur le Festival du rire et je suis embauché
par un comique... au grand bonheur des filles qui n' en reviennent
pas de me voir faire le clown. Nous allons manger dans un
restaurant diététique où les assiettes
sont payées... au poids. Les filles sont maquillées
avec des gros papillons sur le visage. Nous nous pour voir
un spectacle de prestidigitation et... perdons Suzanne. L'
angoisse sera de courte durée, elle a été
ramassée 100 mètres plus bas par un policier
à vélo. Celui à qui nous nous adressons
doit répéter dix fois la description de la petite
fille pour rassurer Laurence. Heureusement son papillon l'
identifie et le fait que l' on parle français simplifie
le tout. Le pire est donc arrivé... et nous ne sommes
partis que depuis trois jours.
Vendredi 15 juillet
Nous mangeons chez Nathalie qu a décidé de travailler
de chez elle ce matin. L' après midi nous montons sur
le Mont Royal avant de nous rendre chez des amis de Nathalie.
En fait, cela nous permet de découvrir le mode de vie
des canadiens qui sont beaucoup plus cool et moins formalistes
que les français. Isabelle, qui était déjà
venue nous chercher à l' aéroport nous rejoint.
Le matin, le transitaire m' a confirmé que nous n'
aurons pas le véhicule avant le week end. J' essaie
de louer un van mais ce sont les "vacances de la construction
au Canada" et tous les véhicules familiaux ont
été réservés pour le week end.
Samedi 16 juillet
J' ai finalement loué une berline et nous avons décidé
de faire deux voitures avec Nathalie pour nous rendre au sud
de Montréal dans la région de Ste Hyacinthe.
C' est la région natale de Nathalie mais aussi de Vicky
et nous passons à la fromagerie de St Damase où
Nathalie a travaillé et où elle retrouve ses
copinnes d' enfance (nous sommes tous né quelque part
dit la chanson). Nous prenons conscience de la particularité
de la vie rurale au Canada. Des petites communautés
où tout le monde se connaît, un peu comme nos
villages, mais avec des kilomètres en plus. Nous allons
ensuite pique niquer près de la cidrerie de Miche Jodoin
qui nous fait visiter et nous fait goûter ses vins de
pomme. Il fait toujours très chaud, nous décidons
de repasser par un camping pour profiter de la piscine. Il
n' a rien qui ressemble plus à un camping "middle
class" un jour férié qu 'un autre camping
dans le monde, sauf le poids moyen du canadien supérieur
d' une centaine de kilos a celui des "mimiles" française.
On se frotte la panse et on secoue des fesses de baleine sans
complexe au refrain d' un crooner hors d' âge. Nous
savons que ce type de camping n' est pas pour nous et que
nous lui préférerons les conditions sauvages
des campings d' état des parcs nationaux.
Dimanche 17 juillet
Il pleuvine aujourd'hui et nous repartons vers le sud de Montréal
pour visiter "Le village Quebecquois", une reconstitution
de la vie il y a une centaine d'année.Chacun trouve
son plaisir à voir les artisans jouer leur rôle.
Pour nous cela est rendu plus étrange encore par l'accent
volontairement conservé des acteurs. IL faut entendre
le charpentier nous raconter comment il a conquis "sa
créature", c' est tout un poème. POur attirer
l' attention Suzanne qui n' pas encore compris que cela n'
est pas un jeu, fugue une nouvelle fois. Cette fois il y a
moins de monde et nous connaissons les issues. Les acteurs
qui ont vu la petite fille blonde se cacher dans le potager
croient que nous jouons et ne nous aident pas. Suzanne est
vraiment une personnalité sensible et complexe et nous
essayons de comprendre ce qu 'elle essaie de nous dire. Le
soir on repasse chez Denise et Daniel qui ont une piscine
et la rivière qui passe au fond du jardin. Discussion
autour du feu de bois (qui éloigne les moustiques qui
sont une véritable plaie). Les enfants font vite connaissance
avec ceux de la maison (autour de la game boy et de l' ordinateur).
Nous rentrons une fois encore tard et épuisés.
Lundi 18 juillet
Je rends la voiture de location et je récupère
enfin le Land Rover chez le transitaire en fin de matinée.
Les douanes me font la fleur de ne pas envoyer le véhicule
en décontamination : il y avait une chiure d'oiseau
français sur le capot. Fait du hasard l'inspecteur
des douanes est de St Damase, où j'étais l'avant
veille et il connaît Michel Jodoin. Le monde est un
grand village.
L'après midi, nous chargeons le matériel sur
la galerie, cela mes semble plus simple que prévu.
En fait je me rends compte que nous avions extrémement
bien préparé la partie pratique de ce voyage.
Chaque chose trouve sa place. Toutes nos répétitions
du dimanche matin sur la place du village n'auront donc pas
été vaines.
Mardi 19 juillet
Poursuite du chargement jusqu'à 13 heures ou nous retrouvons
Nathalie Monast à la cafétaria de l'école
d'ingénieur ou elle travaille. Puis nous prenons la
route vers les Laurentides et le Nord. Nous pique niquons
sous un pont couvert près des chutes de St Philippe
avant de rejoindre notre premier motel. Ce soir nous dormons
dans un vrai lit. Fini le squatt que j'avais appellé
affectueusement Beyrouth. Merci à Nathalie de nous
avoir fait découvrir Montréal de l'intérieur.
Mercredi 20 juillet
Nous avons logé dans un motel afin de pouvoir établir
notre première connexion avec Servane de Radio France.
L'enregistrement est clair, nous prenons la route vers Val
d'Or. En route nous complétons notre matériel
avec notamment une bouteille de propane (il n'y a pas de butane
ici) et des raccords apropriés. Nous prenons un permis
de pêche pour les enfants... les choses sérieuses
vont pouvoir commencer. La route est droite et s'enfonce dansles
sapins. Nous nous dirigeons vers le camping savary qui est
au bout d'une piste sauvage. Première fois que nous
quittonsle bitume... le monde sauvage apparaît toujours
un peu hostile au début. Mais nous sommes récompensé
par la vue du lac au eaux claires et du camping assez familial
autour des sapins. Nous montons pour la première fois
notre tente. Syméon et Raphaêl dorment dans la
tente de toit..
Jeudi 21 juillet
Après avoir roulé de nuit nous arrivons au Parc
Provincial de la Vérendrye où nous installons
notre premier campement. Ouf, le frigidaire et le four fonctionnent.
Nous sommes devant le lac Savary et il y a une belle plage
de sable fin. En revanche, il y a des moustiques et pire,
des mouches à chevreuil. Nous nous sommes arrêtés
en route pour prendre un permis de pêche provincial
pour le Québec (3 jours) et acheter des cuillères
pour ce type de pêche.
Vendredi 22 juillet
Deuxième journée au Parc, nous nous habituons
à la nature sauvage et faisons un peu de pédalo
sur le lac. Journée logistique, nous nous rodons au
matériel après cette première nuit passés
sous la tente. Syméon et Raphael ont dormi sous la
tente de toit, les autres sous la grande tente.
Samedi 23 juillet
Journée de pêche, nous avons loué un canoë
et les garçons rament jusqu'au fond du lac. Nous pêchons
toute la matinée et revenons bredouilles. L'après
midi nous continuons la pêche cette fois au lancer depuis
les berges. Bredouilles toujours. Pendant ce temps les filles
profitent de la plage et des écureuils.
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