Name: autour du monde
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Subject: Décollage vers Montréal
Date:

Juillet 10 - 23 , 2005

 

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Lundi 11 juillet

Départ de Paris Orly vers 14 heures, nous sommes partis de Lille vers six heures du matin mais nous sommes restés bloqués 1h30 dans les embouteillages à moins de 5 kms de l' aéroport. Heureusement Nicolas a qui j' avais payé le vol Montpellier Orly nous attendait devant l' aérogare pour récupérer le Prévia Toyota et le redescendre dans le Gard.
Arrivée par le vol Paris Orly Montréal vers 16 h30 heure locale. Mais un problème de tapis de bagages va encore une fois nous retarder. Surprise, l' amie que nous avait décrite Vicky devait être petite et brune, or c' est une grande blonde qui nous accueille. La moitié se tasse dans sa voiture. L' autre moitié les rejoint rue Cartier là où habite Nathalie Monast, note hôte, un peu débordée par les travaux et notre arrivée.

En fait Nathalie disposant d' un duplex dont une moitié est en réfection nous a proposé de squatter pendant deux ou trois jours l' étage du bas en travaux. Elle y a disposé des matelas gonflables sur le sol de chaque pièce vide. L' eau et l' électricité fonctionnant, nous pouvons ainsi profiter de la salle de bain.Ce qui est appréciable car Montréal subit depuis quelques jours une véritable canicule.

Nous "snackons" ensemble sur son bar et tombons sur nos matelas. Il fait une chaleur humide de 38° environs et nous dégoulinons.

 

Mardi 12 juillet

Premier jour à Montréal. Nathalie part pour travail en centre ville (elle s' occupe du suivi des parcours en entreprise des ingénieurs de l' Université Technique de Montréal, dont elle est d' ailleurs elle même diplômée..) Elle nous laisse les clefs de sa maison, l' accès a son ordinateur pour les mails, et un plan de la ville accompagné de suggestions. Nous emportons un pique nique et nous dirigeons vers le arc Lafontaine voisin. Les petites y trouvent une pataugeoire et j' appelle la France pour vérifier le fonctionnement de mon portable. Ça marche. Nous continuons à marcher jusqu 'à un parc et une piscine municipale où les enfants et cette fois les plus grands, se jettent une nouvelle fois à l' eau. Nous reprenons ensuite notre longue marche (en fait la perspective du parc olympique) nous a trompé sur la distance de notre objectif : le biodome. Il s' agit d' un espace reconstituant quatre isotopes naturels : foret tropicale, foret canadienne, St Laurent maritime et Pôle. Les enfants adorent et nous comprenons que tout ce qui concerne les animaux présente un sujet facile pour petit et grands. Il faudra en tenir compte. Nous revenons chez Nathalie épuisés (avec le décalage les enfants s'étaient levés à 4 heures du matin pour regarder jouer les écureuils dans le parc en face de la maison), partageons le repas et nous effondrons sur nos matelas.

Mercredi 13 juillet

Nathalie est parite au boulot. Nous faisons nos courses dans le quartier et mangeons tranquillement chez elle avant de partir découvrir le centre ville souterrain et les espaces commerciaux enterrés, cette fois en métro. Nous visitons égalelement le Musée Mac Cord qui présente 150 ans de vie à Montréal à travers l' évolution des jouets et de l' éducation des enfants. Le musée présente aussi une approche du monde aborigène, que les canadiens appellent aussi les "autochtones", et des expositions sur l' hiverà Montréal et le chantier ferroviaire transcontinental.

Le soir nous repartons tous a pied pour un feux d' artifice sur le Pont Jacques Cartier. Montréal accueille chaque été une compétition internationale. Aujourd'hui le pays concurrent est l'Espagne. Olé. Dans ces moments là, la circulation coupée, Montréal ressemble plus que jamais à une petite ville de province. Nous retournons ensuite prendre un cappucino en ville, profitant de la fraîcheur de la nuit.

Jeudi 14 juillet
Nathalie a pris un jour de congé et nous partons en métro avec le pique nique pour le parc Jean Drapeau qui si trouve sur une 'île du fleuve St Laurent, a quelques kilomètres a pieds du centre ville. Nous prenons ainsi conscience de la pauvreté de nos parc urbain. A Montréal, tous les quatre pâtés de maison on peut trouver un espace de jeux pour les enfants, un jardin dans la ville. Là, nous nous baignons sur un petit lac, les garçons font du pédalo, et les citadins viennent faire du vélo ou du roller sur le circuit Jean Villeneuve. En revenant du lac, nous tombons sur le Festival du rire et je suis embauché par un comique... au grand bonheur des filles qui n' en reviennent pas de me voir faire le clown. Nous allons manger dans un restaurant diététique où les assiettes sont payées... au poids. Les filles sont maquillées avec des gros papillons sur le visage. Nous nous pour voir un spectacle de prestidigitation et... perdons Suzanne. L' angoisse sera de courte durée, elle a été ramassée 100 mètres plus bas par un policier à vélo. Celui à qui nous nous adressons doit répéter dix fois la description de la petite fille pour rassurer Laurence. Heureusement son papillon l' identifie et le fait que l' on parle français simplifie le tout. Le pire est donc arrivé... et nous ne sommes partis que depuis trois jours.

Vendredi 15 juillet
Nous mangeons chez Nathalie qu a décidé de travailler de chez elle ce matin. L' après midi nous montons sur le Mont Royal avant de nous rendre chez des amis de Nathalie. En fait, cela nous permet de découvrir le mode de vie des canadiens qui sont beaucoup plus cool et moins formalistes que les français. Isabelle, qui était déjà venue nous chercher à l' aéroport nous rejoint. Le matin, le transitaire m' a confirmé que nous n' aurons pas le véhicule avant le week end. J' essaie de louer un van mais ce sont les "vacances de la construction au Canada" et tous les véhicules familiaux ont été réservés pour le week end.

Samedi 16 juillet
J' ai finalement loué une berline et nous avons décidé de faire deux voitures avec Nathalie pour nous rendre au sud de Montréal dans la région de Ste Hyacinthe. C' est la région natale de Nathalie mais aussi de Vicky et nous passons à la fromagerie de St Damase où Nathalie a travaillé et où elle retrouve ses copinnes d' enfance (nous sommes tous né quelque part dit la chanson). Nous prenons conscience de la particularité de la vie rurale au Canada. Des petites communautés où tout le monde se connaît, un peu comme nos villages, mais avec des kilomètres en plus. Nous allons ensuite pique niquer près de la cidrerie de Miche Jodoin qui nous fait visiter et nous fait goûter ses vins de pomme. Il fait toujours très chaud, nous décidons de repasser par un camping pour profiter de la piscine. Il n' a rien qui ressemble plus à un camping "middle class" un jour férié qu 'un autre camping dans le monde, sauf le poids moyen du canadien supérieur d' une centaine de kilos a celui des "mimiles" française. On se frotte la panse et on secoue des fesses de baleine sans complexe au refrain d' un crooner hors d' âge. Nous savons que ce type de camping n' est pas pour nous et que nous lui préférerons les conditions sauvages des campings d' état des parcs nationaux.

Dimanche 17 juillet
Il pleuvine aujourd'hui et nous repartons vers le sud de Montréal pour visiter "Le village Quebecquois", une reconstitution de la vie il y a une centaine d'année.Chacun trouve son plaisir à voir les artisans jouer leur rôle. Pour nous cela est rendu plus étrange encore par l'accent volontairement conservé des acteurs. IL faut entendre le charpentier nous raconter comment il a conquis "sa créature", c' est tout un poème. POur attirer l' attention Suzanne qui n' pas encore compris que cela n' est pas un jeu, fugue une nouvelle fois. Cette fois il y a moins de monde et nous connaissons les issues. Les acteurs qui ont vu la petite fille blonde se cacher dans le potager croient que nous jouons et ne nous aident pas. Suzanne est vraiment une personnalité sensible et complexe et nous essayons de comprendre ce qu 'elle essaie de nous dire. Le soir on repasse chez Denise et Daniel qui ont une piscine et la rivière qui passe au fond du jardin. Discussion autour du feu de bois (qui éloigne les moustiques qui sont une véritable plaie). Les enfants font vite connaissance avec ceux de la maison (autour de la game boy et de l' ordinateur). Nous rentrons une fois encore tard et épuisés.

Lundi 18 juillet
Je rends la voiture de location et je récupère enfin le Land Rover chez le transitaire en fin de matinée. Les douanes me font la fleur de ne pas envoyer le véhicule en décontamination : il y avait une chiure d'oiseau français sur le capot. Fait du hasard l'inspecteur des douanes est de St Damase, où j'étais l'avant veille et il connaît Michel Jodoin. Le monde est un grand village.
L'après midi, nous chargeons le matériel sur la galerie, cela mes semble plus simple que prévu. En fait je me rends compte que nous avions extrémement bien préparé la partie pratique de ce voyage. Chaque chose trouve sa place. Toutes nos répétitions du dimanche matin sur la place du village n'auront donc pas été vaines.

Mardi 19 juillet
Poursuite du chargement jusqu'à 13 heures ou nous retrouvons Nathalie Monast à la cafétaria de l'école d'ingénieur ou elle travaille. Puis nous prenons la route vers les Laurentides et le Nord. Nous pique niquons sous un pont couvert près des chutes de St Philippe avant de rejoindre notre premier motel. Ce soir nous dormons dans un vrai lit. Fini le squatt que j'avais appellé affectueusement Beyrouth. Merci à Nathalie de nous avoir fait découvrir Montréal de l'intérieur.

Mercredi 20 juillet
Nous avons logé dans un motel afin de pouvoir établir notre première connexion avec Servane de Radio France. L'enregistrement est clair, nous prenons la route vers Val d'Or. En route nous complétons notre matériel avec notamment une bouteille de propane (il n'y a pas de butane ici) et des raccords apropriés. Nous prenons un permis de pêche pour les enfants... les choses sérieuses vont pouvoir commencer. La route est droite et s'enfonce dansles sapins. Nous nous dirigeons vers le camping savary qui est au bout d'une piste sauvage. Première fois que nous quittonsle bitume... le monde sauvage apparaît toujours un peu hostile au début. Mais nous sommes récompensé par la vue du lac au eaux claires et du camping assez familial autour des sapins. Nous montons pour la première fois notre tente. Syméon et Raphaêl dorment dans la tente de toit..

Jeudi 21 juillet
Après avoir roulé de nuit nous arrivons au Parc Provincial de la Vérendrye où nous installons notre premier campement. Ouf, le frigidaire et le four fonctionnent. Nous sommes devant le lac Savary et il y a une belle plage de sable fin. En revanche, il y a des moustiques et pire, des mouches à chevreuil. Nous nous sommes arrêtés en route pour prendre un permis de pêche provincial pour le Québec (3 jours) et acheter des cuillères pour ce type de pêche.

Vendredi 22 juillet
Deuxième journée au Parc, nous nous habituons à la nature sauvage et faisons un peu de pédalo sur le lac. Journée logistique, nous nous rodons au matériel après cette première nuit passés sous la tente. Syméon et Raphael ont dormi sous la tente de toit, les autres sous la grande tente.

Samedi 23 juillet
Journée de pêche, nous avons loué un canoë et les garçons rament jusqu'au fond du lac. Nous pêchons toute la matinée et revenons bredouilles. L'après midi nous continuons la pêche cette fois au lancer depuis les berges. Bredouilles toujours. Pendant ce temps les filles profitent de la plage et des écureuils.

 

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