| Dimanche 1er Janvier
Lever très tôt, Séraphin est toujours aussi fiévrieux, mais je sais que rouler au chaud suffit parfois à faire passer sa fièvre. Nous deballons donc tous nos paquets pour réorganiser nos affaires froides dans nos sacs. Philippe va mieux. Nous décidons donc de poursuivre la route non pas directement vers Cusco (à 3500 mètres) mais vers Ollantaytambay qui n'est qu' à 2800 mètres d'altitude. Nous pique-niquons (de peu) au soleil avant d'entrer dans les paysages magiques de la vallée impériale Inca. A voir tant de champs cultivés on comprend pourquoi l'empire Inca a préféré ces hauteurs au déserts côtiers. Nous traversons des nuages de pluie (c'est la saison qui le veut) et nous arrivons à Ollantaytambo en pleine fête de village. Le dépaysement est incroyable, le village est dominé par une impressionante forteresse inca et il semble lui même resté accroché a cette époque. Notre hôtel modeste donne sur cette vue et rapidement Laurence et les enfants se fondent dansla foule colorée des paysans venus fêter la nouvelle année à coup de pétards. Mauvaise nouvelle en revanche, Philippe parti directement se renseigner sur mes conseils nous informe qu'il faut compter 100 dollars par personnes pour visiter le Macchu Pichu. Ma décision est immédiatement prise : le fait que l'on ne puisse payer qu'en dollars le monopole du chemin de fer local est rédhibitoire. Je suis un voyageur, pas un touriste et je ne paierais pas... il y a tant d'autre sites incas a visiter autrements plus significatifs. D'autant que j'apprendrais le soir qu'il y a un moyen "lent" d'y aller par la route de montagne. Mais il faut prévoir trois jours, Séraphin est malade et Philippe n'a pas de temps. Philippe se ramène à notre opinion (Laurence est entièrement du même avis que moi), pour lui, je ne sais pas si c'est une concession. Il dit qu'il aimerait découvrir le Macchu Picchu en marchant. L'affaire et clause. Demain nous visiterons d'autres sites, sans regret.
Lundi 2 janvier
Nous partons pour le site d'Ollantaytambay et ses immense pierres, il y a rayon de soleil et nous nous dirigeons ensuite directement vers Pisac à 30 kms : un autre site plus grand encore. Un guide nous y fait découvrir le temple du soleil, le temple de la lune puis le village en forme d'oiseau. Comme sur les sites mexicains, nous pénétrons dans un grand mystère qui nous dépasse. Les petits son passionnés mais épuisés. La fièvre de Séraphin n'est pas tombée. De plus des passages nuageux nous obligent à enfiler le KWay pour lutter contre une sorte de crachin breton persistant. Nous assistons au change d'un bébé directement emmailloté dans la laine. On sent que tout est authentique ici. Nous n'avons pas peur, notre famille suscite des questions des péruviens qui n'ont pas l'abitude de voyager en famille. Tout le monde nous met en garde contre le vol et pourtant personne ne songe à nous voler.
Nous rentrons à Ollantaytambay. Les petits sont fatigués. Philippe ressort avec Syméon, visiblement il est ralenti par le rythme de la famille...nous en parlons, mais pour lui c'est le deal, ce qui l'interesse c'est de faire les choses à notre rythme.
Mardi 3 janvier
Séraphin a toujours de la fièvre, Adélaïde et Raphaël sont malades mais nous partons quand même vers Cusco en passant par les Salinas. Philippe insite un peu et il a raison car le spetacle de ces salines accrochées à un versant de montagne rouges est vraiment exceptionnel. Je me rend compte que c'est d'ailleurs la photographie de couverture de son guide. Ravigotés, nous partons ensuite vers Moray où Philippe et les garçons descendront dans les amphithéatres de cultures expérimentales des semences pendant que Laurence et moi resterons prudemment dans la voiture avec les plus petits. Laurence étant sans doute aussi affaiblie que moi par son régime "jus de fruits". Je regrette juste qu'elle ait choisi une période aussi difficile et la présence de Philippe pour ce choix. Cela fait de chaque repas un moment très tendu, et les deux grands on vite fait de trouver l'appui de Philippe pour réclamer plus d'autonomie. Et moi je suis tiraillé entre ce que je crois être bon pour chacun, ce qui ne n'est pas forcément pour tous !
L'arrivé a Cusco est épique. Nous nous engageons dans une ruelle étroite et en pente a la recherche d'un hôtel qui finalement n'est pas ouvert, nous négocions avec un autre établissement pour nous rendre compte finalement que la voiture n'entre pas (je vais d'ailleurs éborgner le feux arrière en effectuant une manoeuvre serrée, premier "accident" du voyage). Finalement sur les conseils d'un automobiliste et l'énergie de Philippe (dont l'enthousiasme sur Cusco semble inépuisable) parti seul en reconaisance en centre ville, nous trouvons un hôtel dans le centre avec un stationnement gardé assez proche. Laurence ressort dans le supermerché voisin ou elle fait griller sur place des hamburgers à manger dans la chambre. Je ressort avec Philippe pour manger une brochette de viande et s'offrir une bière. Après tout c'est une nouvelle année, ce sont ses vacances et je ne suis pas bien sûr que le régime "sandwich sur les genoux dans la chambre" auquel nous sommes habitués depuis six mois ne lui convienne vraiment. Nous allons essayer de faire un effort.
Mercredi 4 janvier
Lever tardif (vers 8h30) après une nuit éprouvante (manque d'oxygène et palpitations) nous nous sommes endormis a l'aube. Petit déjeuner copieux avant de partir visiter la ville. Première étape sur le site des fouilles de Qoricancha (c'est aussi le nom de notre hôtel) qui signifie temple du soleil. L 'aspect le plus surprenant du lieux réside dans l'utilisation qu'on fait les espagnols des fondations incas pour y bâtir l'église St Dominique. On retrouve cette utilisation dans tout Cusco, les maisons incas correspondant part le forme carrée autour d'une cour à l'architecture des belles demeures espagnoles avec balcons et patios intérieurs. Un peu plus loin nous visitons le monastère Santa Catalina qui outre son architecture présente une intéressante collection de peintures religieuses. En remontant les rues incas de Cusco bâties sur un plan orthogonal nous parvenons ensuite au musée des arts populaires qui regroupe des miniatures de scènes péruviennes. On y note l'importance des processions et des fêtes religieuses dans la vie locale. L après midi nous retournons en ville cette fois vers la Plazza de Armas au proportions parfaites pour y visiter l'ensemble des trois églises autour de la cathédrale. Ici on comprend comment l'or des incas a pu etre récupéré pour affirmer la nouvelle richesse et la puissance de l' Eglise Catholique Espagnole. Cela a du impressionner les Péruviens dont les temples incas étaient couverts d'or également mais donne une image trés desagréable d'une église riche dans un pays qui reste majoritairement pauvre.
Jeudi 5 janvier
Lever plus matinal que les jours précedents. Laurence a en tête de faire quelques emplettes avant que nous nous rendions sur les sites incas environnants Cusco. C 'est aussi le jour de notre rendez vous avec Radio France. Raphael et les enfants restent donc à l'hotel pour attendre le contact prévu vers 9 heures, pendant que Philippe et Laurence se rendent au marché. L'enregistrement est intéressant et les trouvailles du marché aussi, deux toiles péruviennes, des bottes fourrées et des petits cadeaux pour les amis. Vers 12 heures, nous grimpons tous dans la voiture pour nous rendre sur les sites incas, nous franchissons une nouvelle fois la rue Pumacurco a la pente impossible que nous terminons en première courte, puis nous sortons sur les sites de Sacsayhuaman, Puka Pukara et Tambo Machay. Après un rapide pique nique devant le plan des sites, nous partons a l'assaut des murs incas sous une nouvelle averse. Sacsayhuaman est un centre céremoniel qui a conservé trois murs parallèles sur plus de 350 mètres de long. Impressionant. Nous grimpons ensuite sur les lieux des temples qui dominent Cusco avec une vue panoramique sur la ville. Les plus dégourdis grimpent ensuite sur la colline voisinne jusqu'au trône de l'inca taillé à même le roc. (Il faut dire que nous sommens encore à plus de 3600 mètres et que l'on s'essouffle tous rapidement). Nous reprenons ensuite la voiture pour rejoindre le site voisin de Puka Pukara, une sorte de relais de poste inca dit on. Ici c'est la vue sur l'ensemble des collines qui entourent Cusco qui est fascinante. Un mélange de brumes de sommets verts et jaunes sur un fond de ciel tourmenté. Une petite fille malingre veut toucher les cheveux de Suzane et prendre Séraphin dans ses bras. Les vendeuses de souvenirs ont à chaque fois un mouvement de sympathie pour notre petite famille quand elles nous voient sortir un par un de la voiture. Nouvelle petite étape en 4x4 sur la piste pour arriver à Tambo Machay, qui serait un pavillon de chasse de l'inca. Trois fontaines rituelles y sont aménagées à plusieurs niveaux et toujours cet ajustement parfait de pierres énormes. Il est trois heures de l 'après midi mais nous sommes déjà fatigués par l'altitude. Après avoir distribué nos mangues aux enfants sur le bord de la route, qui les apprécient (nous sommes incapables de les manger avec nos déboires digestifs), nous redescendons donc lentement vers Cusco. Nous y visitons le musée historique régional qui regroupe les pièces trouvées lors des fouilles dans les sites que nous venons de visiter. Il est cinq heures, nous revenons nous reposer un peu à l'hôtel pendant que Philippe dont c'est le dernier jour à Cusco, continue a arpenter les rues. De retour, il est temps pour lui de faire son sac (que nous complétons avec les divers cadeaux achetés par Laurence.
Vendredi 6 janvier
Philippe nous embrasse tous avant de prendre son taxi pour l'aéroport. Petit déjeuner "en famille" avant de porter la voiture cher le mécanicien. Un sol de terre battue, un hangar et un néon, le garage ne paie pas de mine. Mais j'ai appris a ne plus tenir compte de ce genre de choses. L'apprenti jette un oeil sous le capot et me dit que cela relève du patron qui "doit arriver". je sors mes revues techniques, je range la voiture. Le "patron" arrive. Il a une bonne tête sympa. Le diagnostic est vite fait. Fuite dans la bombe supérieure de l'embrayage, nous appelons cela " l'emetteur". Et il me préviens de suite : Je peux faire quelque chose, mais comme nous ne possèdons pas les pièces de rechange ici au Pérou nous avons appris à nous débrtouiller autrement. Et Comment ! Pendant les trois premières heures je me suis inquiété car le mécano ne parvenait pas a démonter la pièce. Cela m'a permis de mettre la main à la pâte et de faire reculer ce dernier complexe que j'ai gardé envers la mécanique auto. Finalement le mécano n'a pas trouvé d'autre solution que de démonter le système de freins pour se faire de la place. Ce n'est pas très catholique et j'avoue que sans mes réticences, il l'aurait fait bien avant et nous aurions gagné du temps. Une fois le récepteur extrait, le voilà qu'il se met à le démonter pièce par pièce, ressort par ressort, caoutchouc par caoutchouc. Je m'affole un peu plus car la revue technique du véhicule ne détaille même pas l'intérieur de la pèice qu'il aurait fallu simplement changer. Tout à coup, il me sort deux joints usés et me dit d'un ton banal, "maintenant il va falloir trouver quelquechose à mettre al la place de cela". Le reste de l'après midi servira a fouiller dans un bric a brac de vis et de pièces diverses pour trouver une idée pour remplacer les joints et les ressort défectueux. Puis le mécano a une idée, il démonte plusieurs autres pompes et remplace certaines pièces. Il lui manque encore un joint assez classique qu'il pense pouvoir trouver sur Cusco. Une heure après il revient avec une pièce. Mais le joint ensemble pas étanche, en fait c'est un autre ressort qui semble fatigué. Nouvelle manip, ça y est, le récepteur fonctionne enfin, mais il est huit heures du soir et il faut encore tout remonter. Ce qui est vite fait, mais il manque du liquide DOT 4 pour recharger le système de freins, nous ne pourrons donc pas finir ce soir. Qu'à cela ne tienne, l'apprenti dort sur place et il gardera les bagages cette nuit. Tout problème à une solution ici. Je rentre à l'hôtel encore étonné de cette étrange journée.
Samedi 7 janvier
Je retrouve donc mon mécano à l'aube. Il a trouvé du DOT4 et nous pouvons refaire les niveaux. Il me propose de puger le système de freins. Je sais que nous devrions le faire, mais je sais que ce sera encore de manière artisanale et que l'opération ne sera pas "validée" pour la garantie Land Rover. Je lui dis que je le ferais a Santiago, puisqu'une visite des 60.000 y sera nécessaire. Il est décu, visiblement il prenait du plaisir avec cette mécanique anglaise. Vient l'heure de l'addition, 120 soles, une misère, et encore il y a 30 soles de pièces. Le patron s'est compté 90 soles de salaire pour sept heures de travail. Et en plus il lui a fallu du génie pour trouver une solution. Ici m'explique le patron de l'hôtel devant lequel je m' etonne, ce n'est pas le temps passé mais la nature de la panne qui est facturée. Quand au mécano, il m'avouera que de toute façons, il y a tellement de réparateurs de voitures qu'ils n'ont pas du travail pour chaque jour alors pourquoi se presser, l'important est de réparer à moindre coût car ni la bourse du client, ni celle du patron ne permet d'user les outils pour rien. Je viens d'apprendre en deux jours plus de choses sur la mécanique et l'économie que je n'en n'avais jamais apprise dans ma vie. Cette leçon a pour moi un prix inestimable. J'en viens a regretter de ne pas passer plus de temps avec ce mécano, mais ma famille et la suite de nos aventures nous attendent dèjà. Je consacre l après midi à Laurence, un peu en manque, et nous achetons des bricoles pour poursuivre notre voyage. Je dois changer une fois encore de butagaz, malgré tous les raccords emportés, car rien ne coïncide. Or je souhaite que nous gardions toujours une autonomie alimentaire... au moins pour chauffer de l'eau. Au retour j'ouvrirais un magasin ! A noter que j' n'avais trouvé aucune réponse sur internet avant de partur sur cette question des raccords de gaz dans le monde alors qu'en revanche j'avais pu me renseigner sur les prises électrique et débusquer une anoplie d'adaptateurs pour le courant. Bizarre.
Dimanche 8 janvier
Nous partons pour Puno, sur le lac Titicaca. Cette fois c'est Suzanne qui a 38 ° de fièvre; les joies de l'alternancedans une famille nombreuse. Nous traversons des paysages magnifiques où des sommets de neiges éternelles cotoient des pentes bien vertes, fertiles et cultivées. Il y a des lamas, des moutons et des ...vaches. Nous nous arrêtons pour pique niquer à 4600 mètres d'altitude, une fois passé le col. Cette fois nous sommes acclimatés et un franc soleil nous permet d'avoir presque chaud. Nous arrivons a Puno vers 16h et la vue du soleil se couchant sur la lac nous fascine autant qu'elle nous inspire. Nous décidons donc de trouver un hôtel au bord du lac plutôt qu'au centre ville. En négociant les prix (nous sommes en saison creuse et pratiquement les seuls clients) nous parvenons à trouver une suite avec vue sur le lac et deux immenses lits présidentiables. Nous repartons tout de suite sur une petite colline pour observer les coucher de soleil sur le lac et l'activité des touristes sur les iles de à la jumelle. Nous nous ofrons des nouilles au restaurant avant de nous enfiler un film a la TV cablée et de nous endormir dans une impression de luxe.
Lundi 9 janvier
Lever face au Titicaca, c'est tres beau. Bain dans la grande baignoire, petite déjeuner buffet (où l'on se gave un peu) et nous reprenons la route revigorés par cette étape aussi enchanteresse que confortable. La route est enore verdoyante quelquetemps puis nous entrons dans la poussière des désert avant d'atteindre Aerequipa.Nous trouvons un hôtel prés du monastère Santa Catalina que nous voulions visiter mais le temps de nous installer il est trop tard pour la visite nous partons donc avec les plus petits pour visiter la Place d'Armes. Séraphin court après les pigeons comme tous les autres enfants sauf que lui est dramatiquement blond. Nous entrons ensuite dans la cathédrale dont la particularité est de présenter son flanc en facade sur la place d'Armes. De notre hotel nous voyons les deux clochetons illuminés. Il parait que le dernier tremblement de terre en 2003 en a fait tomber un. En tous les cas, les péruviens l'on reconstruit.
Mardi 10 janvier
Aprés la viste en amoureux du couvent qui est vraiment la dixième merveille du monde (les enfants préfèrent regarder la TV alors que nous n'étions venues a Aerequipa rien que pour le voir), sous prenons la route pour Tacna, dernière ville du Pérou avant le Chili. C'est aussi une grande descente puisque nous allons retrouver le niveau de la mer. Trés vite la route nous lasse. Nous sommes dans un grand désert rouge de sable et de pierres qui 'en finit pas. Je préviens les enfants que le Nord du Chili sera aussi un tel désert et tout le monde fait la gueule. L'ambiance est d'ailleurs un peu tendue depuis quelques jours car nous avons une menace du Cned de virer Ferdinand. Or nous sommes dans une impasse car les cours reçus a Mexico ne lui suffisent pas pour faire les devoirs et les retourner. Il faut lui acheter des manuels que nous ne voyons pas bien comment nous procurer au cours de nos tribulations, n'ayant pas d'adresse fixe. Les autres enfants aussi sont en retard et n'ont pas envoyés leurs évaluations. Laurence et moi avons du mal a jauger des progrès réels que font les enfants en contrepartie dans la vie de tous les jours. Qu'ont ils mis à profit pendant ce voyage ? Ne sommes nous pas en train de perdre sur tous les tableaux ? Or les deux grands sont en pleine adolescence et sont incapables de verbaliser leur intérêt pour ce que nous faisons : ils bougonnent et haussent les épaules ! Devant le risque de leur voir perdre leur année scolaire, nous sommes découragés. Nous avons déjà envisagé à plusieurs reprises notre retour, voire même le retour des seuls grands pour travailler chez Papy et Mamie. Mais il y a le Chili qui constitue un des buts du voyage. Peut être aussi que notre idéal nous fait toujours espérer mieux. Une chose est sûre, en atteignant le Chili nous aurons atteint un point haut qui nous permet de rentrer à tout instant en ayant réussi. Nous avons un peu l'impression de jouer à ces jeux TV : stop ou encore. Regretterons nous un jour de n'etre pas rentrés en janvier comme nous nous en étions laissés la possibilité ?
Les autres paramètres que sont la fatigue (ce passage en altitude nous a exténués) et le porte monnaie nous poussent raisonnablement vers un retour possible. Mais quand avons nous été raisonnables jusqu'ici ?
Il est sur que nous avons vu beaucoup de choses et que de rouler dans de nouveaux paysages, de dormir dans la tente et à l'hotel est devenu une sorte de routine pour les enfants. Il va donc nous falloir inventer d'autres modes de vie pour garder l'intérêt et éviter la lassitude. Mais imaginer la suite du voyage sans l'auto nous parait difficile. Autre question : nous trouvons que es enfants ne parlent pas beaucoup les langues faute de rester suffisemment sur une place fixe et de se faire de vrais amis. Toute notre vie tourne autour de la famille et des ses déplacements. Ce huis clos sera t il bénéfique en terme d'éducation ? Les tensions sont réelles et il n'y a pas d'espace pour les soulager.
Quoiqu'il en soit, nous tombons tous d'accord pour nous donner le temps de réflechir et de visiter le Chili et les amis que nous y avons avant d'envisager la suite.
Dernières courses à Tacna où nous logeons à l'hôtel Plazza en centre ville, à coté de l'école de danse. Dans la rue les changeurs me confirment que me billets du Chili rapportés il y a quinze ans sont toujours valables. Demain matin nous passerons donc la frontière. Comme le dit Suzanne à Gabriel et Ferdinand. "Demain on va dans votre pays !"
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