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Chili -Remontee vers le Nord

Date: Avril du 1 au 15 , 2006

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16/04/06 au 30/04/06 01/05/06 au 15/05/06 16/05/06 au 30/05/06 épilogue


Samedi 1er avril
Nous quittons nos hotes d'Entre-Lagos pour remonter vers Villarica et Pucon. Nous ne sommes pas décidés à "faire de la piste", aussi nous remontons vers la Panaméricaine que nous empruntons à nouveau sur une centaine de kilomètres avant de la quitter à Los Lagos pour reprendre la route des grands lacs vers l'Est : le Rinihue et le Panguipilli et puis ensuite le Calafquen (Lican Ray) pour atteindre en fin d'après midi le Lago Villarica et la ville de Pucon Nous nous rendons directement a l'office de tourisme où l'on nous indique des cabanas accessibles an otre budget. Pucon est en effet une statioon à la mode et les prix passent facilement du simple au double. Notre cabana est vaste, un peu en surplomb mais avec une baie vitrée ouvrant sur la lac. Il y a un accès à la plage qui nous permettra de mettre le bateau à l'eau. Nous avons chacun notre lit. Nous allumons le feu de bois et Syméon nous déniche "Le parrain" sur le TV cablée

Dimanche 2 avril
Il fait très beau et nous décidons donc de nous lancer sur les pentes du volcan. L'objectif en venant à Pucon était en effet d'approcher un peu plus près cet univers de la vulcanologie qui est resté à l'écart de notre voyage. Le Villarica qui culmine a 2800 mètres est en effet un spécimen en activité dont on peu voir le panache blanc sur le bleu du ciel. Bien évidemment avec les enfants il nous est impossible de monter jusqu'au cratère (il y a huit heures de marche et le sommet est interdit au moins de 18 ans), mais nous pouvons nous approcher assez près du cone en 4x4 (il y a une station de ski en hiver) pour pouvoir ensuite marcher dans les coulées de lave de la dernière éruption (il y a quinze ans environs). Le relief d'un volcan est très different d'un relief de montagne en effet ici, on ne se déplace pas seulement dans un espace géographique mais ausi un espace géologique voire historique. A la forme des coulées de lave, leur largeur, leur épaisseur, leur courbes, on devine l'histoire de l'erruption mais aussi la nature des roches, les courbes de niveaux bref tout un univers vivant et en mouvement. Nous marchons à la boussole jusqu'à des cratères résurgents cachés au public que le garde du Parc National a eu la gentillesse de m'indiquer quand je lui ai parlé dela pédagogie de notre voyage. Du coup nous avons l'immense fierté de descendre dans ces bébés-cratères. La vue est magnifique, en grimpant le long de la paroi nous avons passé les nuages et nous avons l'impression de marcher sur une mer de ouate. Par les trouées nous distinguons les tâches bleues des lacs alors que l'horizon nous est barré par les sommets enneigés de la cordillère. Immense !
Nous redescendons fourbus mais heureux vers le 4x4 abandonné une fois encore à bout de piste et empruntons les pentes du retour, les disques arrières se mettent à grincer. Cette fois je crois que nous avons complètment mangé les plaquettes arrière, erreur d'appréciation !

Lundi 3 avril
Nous avons décide de rester sagement à la cabana aujourd'hui pour fêter l'anniversaire de Suzanne. Cuisine et rangement le matin et une grande table familiale a midi. Suzanne ouvre des grands yeux sur ses cadeaux, des animaux en plastique et une "Barbie", son rève depuis tant de kilomètres. L'après midi les filles jouent à la poupées, les garçons s'occupent avant une soirée télé et un bon gros dodo, la fatigue de la journée d'hier se fait encore sentir.

Mardi 4avril
Aujourd'hui nous avons décidé de poursuivre notre lecon de vulcanologie en nous rendant dans un des nombreux termes qui entourent le volcan. Je pensais que cette visite n'interesserait que peu les enfants et je me suis trompé. En fait le bain dans les eaux chaude fut un vrai plaisir pour tous, y compris pour Séraphin ravi de patauger dans une si grande baignoire. Nous revenons au soleil couchant après avoir bien trempé. Nous sommes tellement fatigué que les plus grands ont des vertiges...

Mercredi 5 avril
Nous avons décide de nous offrir une vrai journée sur le lac. Le bateau est donc mis a l'eau... et les enfants aussi ! Je m'explique, les eaux étant calmes et assez chaudes, je décide de vérifier le comportement de chacun en cas de pépin. Je chavire donc le bateau volontairement, pas trop loi des berges. Après un moment de panique les enfants qui portaient bien leur gilets de sauvetage, (voire la combinaison de surf reconvertie en combinaison de survie pour Syméon) s'organisent dans un grand éclat de rire. Il reviennent au bateau qu'ils retournent et remontent à bord. Il a fallu quans même que je repèche les casquettes de chacun, voire les rames... il faudra encore se perfectionner. Nous rentrons en ramant à tour de rôle pour nous réchauffer. Une fois sec nous repartons explorer les rives du lacs; Syméon lui n'a plus qu'une idée en tête, chavirter de nouveau !

Jeudi 6 avril
Nouls levons le camps vers Canete, dernière étape avant un retour à Concepcion (Tomé). En effet nous voudrions vivre le dimanche des rameaux et la semaine sainte dans une paroisse.
Nous roulons donc plein Ouest et nous arrêtons un peu derrière Contulmo sur les berges du lago Lanahue, quinze kilomètres en retrait de la Côte Pacifique. La cabana surplomble le lac d'une quinzaine de mètres et nous avons un escalier privé vers une petite plage et un embarcadère. Nous nous promenons sur la berge, l'endroit desert en cette saison est encore une fois magnifique. Le lac est plein d'anses et de presqu'îles ce qui nous permet de découvrir des paysages et des couleurs qui changent selon l'exposition du soleil. Il y a a Contulmo un santuaire de la végétation du au microclimat. Le propriétaire des cabanas, un amoureux des arbres a planté au fil des ans de multiples variété rares. Ainsi dans notre petit bout de jardin un auraucania voisine un allerce un grands chêne et des hybrides de mimosas... un véritable petit paradis.

Vendredi 7 avril
Encore une journée calme a explorer les berges du lac et a profiter du confort de cette cabana spacieuse. Syméon joue à chavirer et à se disputer avec ses frères, tant est si bien qu'il perdra une boucle de son gilet de sauvetage ; ce qui me mettra en rogne, comme toute atteinte à l'intégrité de notre matériel.
Le soir nous effectuons quelques courses à Canete et nous nous perdons dans les quartiers populaires. Nous nous rendons vite compte que notre première impression sur le développement de cette ville etait surtout du a une "facade" touristique qui cachait bien la misère, au moins la simplicité de la vie très rurale de ce bourg.

Samedi 8 avril
Cete fois nous prenons la direction du Foyer de Charité de Tomé. Nous nous arretons sur la "Playa Negra" de Coronelpour Pique Niquer et observer des pécheurs à la ligne. En fait nous sommes contents de retrouver le Pacifique. Les enfants ont enlevés les chaussures et jouent dans le sable, il fait encore chaud quand le soleil est haut. C'est la fin d'un été.
Nous arrivons au Foyer vers quatre heures pour retrouver les amis qui nous attendaient les embrassades sont larges. Les enfants sont vraiment heureux. Nous aussi avec pourtant une ombre au tableau, le Padre souffre d'une infection dont il n'arrive pas a se dépârtir.

Dimanche 9 avril
Dimanche des rameaux. On sort ses beaux habits pour se rendre à la messe. Paques à toujours été un moment important dans la vie de notre famille. C'est une fête religieuse plus sincère et moins commerciale que Noël. Plus compliquée à comprendre pour les plus petits aussi. En France c'est aussi le Printemps, avec toute la symbolique de la renaissance de la vie.

Lundi 10 avril
Cette fois nous savons que nous allons rester plus d'une semaine ici. Nous démontons donc tous le chargment du toit dela voiture etla vidons complètement. Nous entassons les sacs dans la cabana. Bref un trafic dans tous les sens qui me prends toute la journée. (Les enfants sont partis partager la vie du foyer). Je passe au garage à Tomé (une adresse qui m'a été donné dimanche à la sortie de la messe) pour voir s'il peuvent rectifier mes disques arrières sur place et j'en profite également pour metrre une pièce (et changer la chambre à air) sur la roue que nous avions crevée sur la carretera australe. C'est possible mais l'atelier mesure 2,38 m de haut, je prend donc rendez vous pour les lendemain matin et je rentre démonter la malle et la tente de toit. Cette fois la voiture est nue, comme si elle allait partir au container dès demain et je sais qu'elle mesure alors 2,24 m (les containers mesurent 2,28 m).

Mardi 11 avril
Je me rens au garage à l'ouverture, vers 9h30. Nous parvenons bien a entrer dans l'atelier et à démonter les roues. Les disques arrières sont bien rayés. Mais il manque un outil pour arracher les moyeux. Quand aux plaquettes, il n'importerons pas le modèle mais me les "rebatiront" par vulcanisation sur les squelettes des précédentes. Toujours la démerde, mais cette fois plus rien ne m'étonne. Je remonte donc en taxi collectivo jusque Bellavista chercher l'arrache moyeux que je sais avoir emporté avec mes outils. J'en profite pour prendre des roulements, des fois que...
Nous passons la journée sur (je devrais dire sous!) la voiture à discuter. C'est finalement avec les garagistes et les agents en douane que j'aurais le plus parlé de mon voyage ! Au passage nous remarquons que le tambour du frein à main (qui je le rappelle est monte sur l'arbre en sortie de boite) présente un jeu et que d'autre part le tambour est gras. En le démontant nous trouvons une légère fuite, un joint d'huile défaillant sur l'arbre à la sortie de la boite de vitesse. Mais aprés avoir examiné la fiche technique, nous renonçons a tout démonter, ce qui risquerait d'empirer la situation si nous ne disposions pas du joint adéquat. La fuite est minime, il faudra quand meme continuer a surveiller. Nous resserons le tout. Les deux disques arrières sont rectifiés, les plaquettes arrière et avant sont remplacée. Le liquide de frein déborde et sil semble pourtant que la pédale reste molle. En fait je crois qu'elle a toujours été comme cela. Mais cela étonne le garagiste. Nous nous arrêtons là. Je m'en tire pour l'équivalent de cent dollars ce qui me semble beaucoup pluscher qu'au Pérou mais toujours raisonnable.

Mercredi 12 avril
La voiture est prête et je traduis donc ma demande de bateau pour Decapack en Espagnol afin d'envoyer un mail précis. C'est parti, maintenant il n'y a plus qu'à attendre. Mon correspondant a Marseille, Jean Marc Ignacchiti, en me confirmant l'adresse de Decapack m 'a conseillé de revenir avec la même liste de chargment qu'à l'aller. Cela m'oblige a recomposer tous les sacs afin de retrouver les contenus initiaux. Ce n'est pas simple et prend du temps. Je commence par la pharmacie.

Jeudi 13 avril
Ici le Jeudi Saint est complètement férié (alors que le lundi de Pâques ne l'est pas !). Je diffère l'enregistrement radio car même les standart telephoniques ne fonctionnent pas bien, faute de permanences techniques non assurées. Nous nous rendons à l'orphelinat de San Pedro, celui là même où nous avons été visiter Ferdinand pendant toute la période ou nous n'avions pas encore le droit de garde. Notre amie Assitante Sociale Véronica Riquelme nous y accueille. Quel bonheur que ces retrouvailles. Les orphelins vonst fêter Paques aujourd'hui car ils partent chacun pour deux jours dans des familles qui ont acceptées de les accueillir. Un gros completo et un morceau de gâteau puis des oeufs en chocolats cachés un peu partout dans le petit jardin de l'orphelinat. Nos enfants se mélangent aux autres. Je montre à Ferdinand la baignoire ou je lui ai donné son premier bain, il avait alors un an et n'avait jamais été trempé entièrement dans l'eau ! Ce fut un calvaire. C'est ici que tout a commencé; la boucle est bouclée !

Vendredi 14 avril
C'est Vendredi Saint. Nous partageons avec les retraitants les différentes étapes de cette journée si particulière. Dans les entre temps les jeunes visionnent une cassettes sur le prix des relations sexuelles. Je visionne pour ma part une cassette du Père Verlinde, revenu du Bouddhisme vers la foi chrétienne par un chemin tortueux empruntant les voies du spiritisme et et de la magie blanche. Je suis surpris de le voir dénoncer des pratiques aussi banales que le Yoga, ou le pendule, comme des déviations vers un panthéisme rétrograde et parfois dangereux. A y regarder de plus près, il me semble comprendre dans notre paysage Cévenol, dans son histoire mais aussi dans son héritage néo-hippie le moins brillant, quelques ombres que je ne m'étais jamais expliquées. C'est marrant de découvrir cela, ici, à l'autre bout du monde
et de pouvoir en prendre conscience.

Samedi 15 avril
C'est un jour qui culmine avec la grande veillée Pascale. Christ est ressucité !Il faut dire que nous sommes en Amérique Latine et que la foi y est beaucoup plus démonstrative qu'en Europe. Je ne sais pas ce que les gens croient mais en tous cas il le montrent.
Depuis dix ans j'en profite pour écouter une "Passion" de Bach, oeuvre cathédrale qu'il m'est difficile a écouter en entier autrement que le vendredi ou le samedi de Pâques. Mais je n'ai pas pris avec moi le disque de la version de St Matthieu (ma préférée). En allumant la radio, je tombe sur un commnetateur qui explique en long et en large qu'il faut imaginer l'oeuvre qui va suivre, jouée dans une cathédrale européenne avec la lumière d'un soir de printemps illuminant les vitraux. Et nous voila parti pour les trois heures de Bach ! Comme à la maison !

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