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Chili -Attente d'un bateau a Concepcion

Date: Avril du 15 au 30 , 2006

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16/04/06 au 30/04/06 01/05/06 au 15/05/06 16/05/06 au 30/05/06 épilogue



Dimanche 16 avril
C'est le jour de Pâques, ici c'est la fin de l'été et il fait doux comme au Printemps chez nous. Les deux grandes usines de Bellavista sont complètement vides et les gens se promènent les mains dans les poches. L'eglise Evangelique pousse le son de ses microphone et les louanges grésillents sur la petite cité ouvrière. Pour la première fois depuis que je suis ici , tous les bateaux de pêches sont rentrés au port. L'après midi nous avons organisé un petit anniversaire surprise pour Suzanne et nous y avons invité toutes les peties amies qu'elle s'est faite dans la cité. Il est six heures, peu a peu les dernier ballons baudruches claquent ou s'envolent, la baie devient miroitante de soleil et les enfants ont des moustaches en chocolat. Tout le monde est fatigué et heureux. Il y a comme cela des jours tranquilles !

Lundi 17 avril
Aujourd'hui nous nous rendons dans la nouvelle maison de Véronica Riquelme, l'Assistante Sociale qui nous a accompagnée dans l'adoption de Ferdinand et de Gabriel et qui est devenue notre amie. Elle s'est intallé un peu a l'écart de la ville, toujours le long du Bio Bio mais cette fois vers l'Est. Sa maison est fait de bois et de brique pleine de petites choses qui témoignent de son gout et aussi de toutes les influences de la France pour laquelle elle a beaucoup donné (pour l'adoption notamment). Mais le plus émouvant est de retrouver Giovanni (que nous n'avions pas croisé au foyer d'enfants de San Pédro) et qui est devenu un grand gars, amoureux de la nature. Il fera d'ailleurs partager sa passion dela chasse et du jardin aux enfants après le repas. Quand à Véronica, nous la retrouvons telle qu'elle même. Les amitiés ne s'expliquent pas, elle se vivent simplement... nous nous quittons heureux et sans oser nous promettre de nous revoir tout de suite.

Mardi 18 avril
Je décide de renvoyer le mail a Decapack pour lequel je n'ai pas recu de réponse. Je recois en retour un appel telephonique qui me confirme que La Senora Maribel Moroni s'occupe de notre cause et qu'elle me passera un mail avec les informations des que possible. Nous sommes donc heureux; les choses ont l'air d'avancer je décide prendre un peu patience maintenant que "la pompe est amorcée". Nous organisons un rythme de travail scolaire pour les enfants afin de nous preparer à rattraper une partie du retard qu'ils ont acccumulé.

Mercredi 19 avril
Toujours pas d'information côté bateaux. Je décide donc de mettre un peu d'ordre dans mes notes et commence a relire le journal depuis les premiers jours. Je suis d'abord horrifié par toutes les fautes d'orthographes que j'ai laissé passer dans l'urgence. En fait je tape chaque texte en direct sur le logiciel du site et je ne les relis pas pour rester dans la sincérité brute du journal et aussi en vérité pour ne pas y passer trop de temps sur cette tache solitaire, temps que je dois a chaque fois "voler" à ma famille et au présent du voyage. Aussi en premier lieu j'en découvre toutes les incohérences, les fautes de style et les répétitions. La première émotion passée, je retrouve bien le ton d'un journal à chaud et surtout, je prends conscience du chemin que nous avons parcouru depuis le Canada, et pas seulement des kilomètres ! Je comprends que cette relecture va me prendre un moment et qu'elle est absolument nécessaire avant d'entreprendre tout autre travail d'écriture sur ce que nous avons vécu. Je prende quelques notes en essayant de relever les mots clefs et de les regrouper par famille. Du coup, et pour la première fois, je me sens curieux de connaître ce qui a bien pu "passer" sur les ondes. Est-ce la même chose, ou est-ce vu sous un angle différent? Qu'est ce qui peu bien intéresser les gens ? Je veux bien prendre le temps d'écrire un livre je l'ai promis à la maison d'édition, encore faut il qu'il se trouve des lecteurs. Pour cela il faut une bonne idée pour ne pas être "chiant". J'ai lu en temps qu'éditeur trop de journaux de bords intéressants que je n'ai pourtant pas publiés, pour ne pas rester perplexe. Je connais "La" recette :il s'agit de parvenir à l'universel en partant du particulier... Certes, mais comment ? Je m'endors sur ces interrogations.

Jeudi 20 avril
Servanne de Radio-France nous appelle tres tôt le matin (il y a maintenant six heures de décalage) et cela cafouille un peu. En fait elle ne peut poser ses questions en direct pour des raisons techniques. Heureusement que nous avions préparé. Nous enregistons donc chacun notre tour (Gabriel, Ferdinand, Syméon et moi) des longs monologues. Elle refera les questions après. A la fin de l'enregistrement elle est un peu rassurée. C'est la première fois depuis le début du voyage que nous n'avions plus d'émissions d'avance. Nous nous donnons rendez-vous dans quinze jours. Elle me confirme que nous terminerons les rediffusions dominicales fin juin soit une dizaine de séquences et que nous repasserons l'ensemble quotidiennement pendant l'été. Elle me demande si nous avons déjà préparé un bouquin et me raconte un peu émue qu'à l'occasion d'un reportage, elle est repassée par le village de St Jean et que tout a coup elle nous avait imaginé de retour sur la petite place. Je crois qu' après tout ce que nous avons partagé, elle a hâte de nous retrouver maintenant. Elle repose la question de notre retour. Et je lui confirme que nous en prenons le chemin sans pouvoir toutefois savoir combien de temps cela nous prendrait. Nous restons dans le vague.
L'après midi Laurence et moi partons marcher un peu avec Séraphin car il fait grand soleil. A la fin de notre balade, nous décidons de faire un détour jusqu'au Comedor de Tomé. Il s'agit en fait d'un jardin d'enfant qui assure les repas des enfants afin que les parents puissent travailler. Si la partie pédagogique reçoit le soutien de la maire de Tomé en revanche le bâtiment est la propriété et l'oeuvre d'une asociation Française l'AFAENAC (Association des Familles des Enfants adopté au Chili) que préside Dominique Grange (aidé de son mari, le dessinateur Jacques Tardy). Nous faisons partie de cette association depuis quinze ans. Même si nous sommes restés discrets depuis que nous sommes installés dans le Sud, Laurence continuait une permanence téléphonique pour les parents desirant adopter au Chili. (Permanence qui s'était éteinte dès lors que les nouvelles lois aient rendu l'adoption d'un bébé quasi impossible au Chili). Nous avions donc un peu perdu le fil... et pourtant, nouveau clin d'oeil de l'histoire à notre retour du Chili avec Gabriel il y a quinze ans, nous avions collecté dans un élan de générosité une somme d'argent, des dons, si je me souviens une douzaine de milliers de francs de l'époque pour un projet d'aide au enfants. L'AFAENAC aussi souhaitait "faire" quelquechose de concret et nous avions été heureux d'apporter le premier pécule. Nous avions alors juste émis le souhait que cette argent puisse être utilisé à Tomé. Nous savons que le projet a été long a accoucher, et à vrai dire nous ne nous en sommes jamais préoccupé. J'étais pour ma part convaincu qu'un tel projet ne pouvait aboutir que si nous trouvions une "bonne volonté" sur place. Or je savais que Véronica Riquelme était déjà débordé et finalement pas réellement "sur place" si l'on considérait cela depuis le Chili et non depuis la France... et puis pendant ce temps nous avons encore accueillis cinq enfants, ce qui ne nous laissait pas beaucoup de loisirs pour y penser. Et nous voilà dans le soleil couchant devant cette oeuvre qui existait, après beaucoup de travail et beaucoup d'autres donateurs (nous avions parfois continué d'envoyer des dons par le biais de l'association et de ses nombreuses manifestations). Maritza nous ouvre la porte et dès qu'elle comprends que nous sommes français nous dit : Entrez vous êtes un peu chez vous. C'est elle qui depuis dix ans a porté (d'abord bénévolement) et continue de porter le projet.
Elle nous parle avec chaleur du projet, de ce nouveau petit Parc qui a été décidé lors de la dernière visite de Jacques et ou je peux voir pousser l'herbe, des 32 enfants qui sont accueillis ici tous les jours... nous lui promettons de revenir bien vite avec nos enfants pour un petit temps de partage.

Vendredi 21 avril
Matin studieux. L' aprés-midi je rapelle Marivel Moroni chez Decapack qui me confirme qu'elle n'a toujours pas d'infos à me communiquer. Je ne comprends pas très bien ce qui bloque. J'ai bien peur qu'il faille me rendre sur place si je veux me faire entendre... oui mais comment ? En milieu d'aprés midi je rejoint donc Laurence qui est descendue avec les enfants au comedor de Tomé pour y croiser des familles et des enfants. Une fois sur place, Maritza me propose d'envoyer directement au mail à la Presidente de L 'Afaenac, Dominique Grange tout en m'apprenant que cette dernière avait contracté une maladie sérieuse. Je m'empresse de prendre et de donner des nouvelles depuis le mail du comedor.

Samedi 22 avril
Il n'y a pas de nouvelles à attendre côté bateaux et nous terminons donc le rangement des sacs individuels comme si nous devions partir demain. En fait cela nous fait du bien d'imaginer que nous allons rentrer alors même que nous sommes totalement impuissant devant ces informations qui n'arrivent pas. Entre les cours des enfants et toutes es taches quotidiennes, il nous faut pas moins de la journée pour arriver au bout de nos sacs. Au passage nous retrouvons une ou deux affaires qui n'ont jamais servies depuis le début du voyage, au bout du compte, il n'y en a pas tant que cela.

Dimanche 23 avril
Aujourd'hui, c'est le jour de la Divine Misericorde, c'est dire que tous les péchés peuvent être pardonnés, ce qui constitue selon le Padre une incroyable aubaine pour les pecheurs que nous sommes. C'est ainsi que toute la famille passe à la confesse, jusqu'à Suzanne qui n'ayant pas l'age se confesse sagement à son papa. Commentaire du Padre : il y aura au moins aujourd'hui dans le monde une famille entière qui peut se présenter devant le Seigneur en paix ! Après le repas dominical (mais ici c'est tous les jours dimanche!), nous partons nous promener sur la plage de Dichato. Il y a un voilier dansla baie. Le vent est doux, tout est incroyablement calme. Quelques famille sortent des restaurants de fruits de mer en bord de plage. Le soleil bas rebondit de barque en barque jusqu'au rivage et tout a coup je prend conscience que je suis en train de vivre le vieux rêve de Isla Négra. Je m'explique : pendant des années j'ai révé d'une cabane perchée au dessus du Pacifique pour regarder chaque jour monter les brumes et se coucher le soleil sur l'océan. A cause de Pablo Neruda, le lieu idéal me semblait être sur la côte chilienne à 150 kms de Santiago, un peu au Sud de Valparaiso, où le poète avait construit sa cabane. J'avais d'ailleurs projeté d'attendre le bateau sur cette côte. Or c'est exactement la situation que nous vivons ici. Notre petite cabane de bois est perchée seule devant l'océan et tous les soirs le soleil nous fait la fête. Du coup, ces jours d'attente sont des jours de plénitude. Il aura fallu quinze jours, (déjà quinze jours passés ainsi !) pour retrouver la poésie qui dormait en moi. Certes il faudra partir un jour. Mais l'image est gravée. Je sais qu'elle sera nourriture pour les heures sombres. Je me rends compte aussi combien il est nécessaire que le coeur, l'esprit et le corps soient alignés et harmonieux pour que la Paix puisse règner sur chacune des dimensions. C'est donc cela qui m'a manqué tout au long de ce voyage : L'harmonie ? Je comprends mieux l'urgence de notre voyage. Le sigle HMS que nous avions dessiné sur notre voiture "Harmonie dans un Monde Solidaire" à l'heure du départ constituait en fait un voeux, une quête alors que nous nous engourdissions. Aujourd'hui je mesure que nous sommes partis pour sauver l'amour, la pureté, la poésie et la joie qui s'étaient usés en nous au fil des responsabilités et des épreuves de ces cinq dernièeres années. Ce voyage n'était pas une lubie, il eut été folie de ne pas l'entreprendre. Chaque minute aujourd'hui doit nous préparer à notre retour. Comme l'écrivait ma mère dans son mail Pascal : "Certes je me languis de vous tous mais il vous faut maintenant mettre un point sur le mot AIMER, et cela peut prendre encore un peu de temps !"

Lundi 24 avril
Ce matin Carlos m'a demande de le condure a Concepcion pour rechercher la voiture qui étaient restée "en rade" lors des fortes pluies de la semaine passée. Syméon, qui ne loupe pas une occasion de voir le monde est monté avec nous. Après être passé au centre ville, nous revenons par le port de Lirquen ou je pose directement la question des bateaux pour l'Europe. On ne peut pas me renseigner sur les quais mais un vigile me donne les coordonnées d'un agent en douane que nous contactons directement depuis le port. Après m'avoir écouté celui ci me demande de confirmer ma demande par mail, ce que je ferais dans l 'aprés midi. Je n'ai en effet toujours aucune nouvelle du côté de Decapack et j'ai décidé de lancer une seconde piste. Je comprend pourquoi je n'avais rein trouvé dansles pages jaunes, tous les agents en douanes sont à Talcahuano et aucun n'est reférencé a Concepcion ou en région.

Mardi 25 avril
Le matin je trouve au mail une reponse de l'agent de Talcahuano. Il me dit qu'il cherche rapidement des batreaux pour Marseille et qu'il me confirmera, le cas échéant, le port de départ. Cela me coupe un peu l'herbe sous le pieds car j'avais décide de lui rendre visite dans l 'après midi. Donc il me faudra attendre. L'après midi je renvoie un mail a la Srta Moreno de Decapack.
Je rédige aussi un mail a l'intention du Foyer du Pérou auquel nous n'avons donné aucune nouvelles depuis Noël, a l'exception du mail à Sonia après la rencontre de ses frères à Buin.
L'attente continue. En travaillant avec lui, je me rend compte des lacunes et du manque de concentration de Syméon. Il y a des trous dans ses connaissances. Je décide de reprendre la base et de lui faire copier autant que possibles ses tables de multiplication et ses verbes. Mais il faut se rendre a l'évidence, Syméon est un enfants qui ne veut pas apprendre autrement que par l'imitation. Il apprend à tricoter en un jour et en revanche il est incapable de retenir une strophe d'un poème.Cela promet.

Mercredi 26 avril
Ferdinand, Syméon et Suzanne sont partis dans l'arrière pays (el campo) avec Carlos pour aller chercher le cochon que le foyer avait donné en garde à des proches de Gladys. La bête a été abattue hier et il faut en ramener les morceaux ainsi que Gladys partie un jour plus tôt. Pas de réponse au mail le matin. Les enfants reviennent dans la nuit avec la charcuterie et les pièces de viande et plein d'histoires à raconter.

Jeudi 27 avril
Jour de classe. Pour ma part je ne parviens pas a récupérer d'informations sur les bateaux et l'agent de Santiago est totalement muet. Je l'appelle dans l'après midi. Il semble que l'on ne puisse pas exporter le véhicule s'il n'a pas séjourné un an a l'étranger. Ils attendent une réponse de France. Je lui demande de chercher quand même des bateaux car cela n'est pour moi pas un problème. (En fait il ne s'agit pas d'exporter puisque que l'auto n'a jamais été importée !). j'envoie dons immédiatement un mail à l'agent de Marseille qui m'a mis en contact avec eux pour comprendre ce qui se passe.
La vie familiale s'organise ici. Nous prenons les repas de midi avec les membres de la communauté et nous sommes indépendants le soir. Les deux activités de la communauté sont la radio (à laquelle les enfants participent le soir) et la création et la réalisation de livres sur la foi pour le Chili et l'Amérique Latine. Je ne suis pas trop dépaysé (tout le monde travaille sur Indisign !) et j'avoue que je suis même un peu jaloux de l'indépendance de la communauté qui possède sa propre imprimerie (avec deux bonnes vieilles Heildelberg), les massicots et tout le tintouin...
Bien que la cabana soit toute petite pour huit personnes (elle est prévue pour deux ou trois personnes en fait), nous commencons aussi a nous réhabituer à dormir dans le même lit tous les soirs. Je ne pensais pas qu'il nous faudrait un tel temps de réacclimatation. Cela me fait l'effet du sas de décompression que l'on réserver au plongeur qui n'ont pas eu le temps d'effectuer leurs paliers en remontant à la surface..

Vendredi 28 avril
Vers midi (ll est de fait six heures en France) un appel teléphonique de Jean Marc Ignacchiti, mon correspondant maritime a Marseille m'inqiète et me rassure. M'inquiète parce qu'il m'avoue n'avoir eu aucun contact avec son correspondant au Chili (qui me raconte donc des histoires !) et me rassure parce qu'il confirme qu'il n'y a pas de problème pour rappatrier la voiture et qu'il va s'en occuper des lundi, pardon mardi car lundi c'est le 1er mai (déjà). Encore trois jours de perdus. Mais nous dirons que nous ne sommes plus tout a fait seuls a chercher des solutions.
L'aprés midi,je répond a un questionnaire complet d'une compagnie de navigation contactée directement par mail après ma visite du port lundi.

Samedi 29 avril
Jour de semaine en fait, car les enfants travaillent pour combler un peu leur retard et Syméon est toujours aussi récalcitrant. Il fait magnifique aujourd'hui, ce qui devient rare car nous avançons dans l'automne qui est plutôt humide ici. Après le chapelet des petits missionnaires qui réunit une quinzaine d'enfant chez Juan Luis, l'ami de Syméon, je retourne chercher les films de photos à Tomé. Nous passerons un moment a les regarder assis sur un banc au soleil avec Laurence. Il y a la des photos du Pérou et tout notre périple dans le Sud du Chili , c'est fou comme tout cela nous semble loin.

Dimanche 30 avril
Nous décidons de visiter le parc Hualpen, réserve naturelle qui se situe sur l'embouchure du Rio Bio Bio. A l'entrée de la réserve un original (pour son époque) a légué son hacienda, devenue un musée. Il y a là des petits objets ramassés dans le monde entier à l'occasion d'un tour du monde de notre riche propriétaire curieux. Dans notre situation de globbe-trotters, cette visite est trés instructive. En fait il apparait évident que l'on ramène toujours les mêmes bricoles de l'artisanant local. Poupées gigognes et samovar de russie, coquillages des iles, sombreros et chaussures, tissus, bijoux, masques, instruments de musique... je me dis que peut être un jour notre maison deviendra elle aussi un musée, nous avons déjà ramassé tellement de choses dans les brocantes. Il manquait un brin d'exotisme, c'est maintenant possible.
Nous admirons ensuite le coucher de soleil sur l'embouchure du Rio. Admirer est un faible mot, il faudrait parler d'extase car c'est une fois encore grandiose. Un micro-climat permet la conservation d'espèces naturelles (et notamment les grand arbres) et le décor de vert (la végetation ) et de gris (la roche) est incroyable. Il faut reconnaitre que depuis Newport, Orégon, en passant par Acapulco, Panama, La Serena,... le Pacifique nous a offert de magnifiques couchers de soleil, avec toujours quelques pélicans patrouillant au raz de l'eau dans le dernier rayon vert.

 

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