Name: autour du monde
Email: autourdumonde@editions-gabriandre.com
Subject: Quebec - Ontario
Date: Juillet 24 - 30 , 2005

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16/04/06 au 30/04/06 01/05/06 au 15/05/06 16/05/06 au 30/05/06 épilogue

Dimanche 24 juillet

Nous quittons le Parc de la Verenderie à 12 h et nous nous dirigons vers l'Ontario. La traversée du parc est longue (notre camps était tout au sud. Au passage nous rencontrons des pêcheurs qui eux ne sont pas bredouilles. De nuit nous nous trompons d'itinéraire et nous nous faisons un détour de 100 kms vers Matachevan. Nous nous endormons sur un bord de route au milieu de nulle part. Nous roulons toute la journée de dimance dans un desert vert et bleu de sapin et de lacs. Pas de maisons, peu de villes. Quelques camions croisés... j'ai compté 6 véhicules en 4 heures... c'est dire ! Le soir nous arrivons au camps de Sleeping Giant. Les derniers vingt six kms dans la forêt sont interminables et l'on doute d'arriver quelquepart. Nous sommes en alerte rouge pour les feux et pour les ours dans ce secteur. Il est absolument nécessaire de ne garder aucune nourriture et aucun déchet près des tentes. Il est même conseillé de ne pas dormir avec les vêtements avec lesquels nous avons fait la cuisine. Le soir en portant les poubelles Syméon parvient à terroriser Gabriel qui n'en mène pas large.

Lundi 25 juillet

Le matin, premier check up de la voiture et nettoyage complet. On réorganise l'espace pour accorder plus de place dans la malle pour la nourriture. Les enfants sont en effet trop à l'étroit dans la cabine quand nous faisons le plein de provisions. Nous répartissons les outils sous les banquettes et recoupérons ainsi une petite malle pour la vaisselle. En soirée, nous partons chercher des Amétihystes dans une mine à ciel ouvert à 13 kms de là. Nous trouvons d'assez belles pierres que nous chargeons dans le 4x4. C'est super. La nuit il pleut et nous testons ainsi l'étanchéité imparfaite de nos tentes. Heureusement nous avions pensé à la bombe imperméabilisante. Pour la tente de toit je n'avais pas utilisé la bache de pluie, pourtant conseillée.

Mardi 26 juillet

Deuxième jour au camps. Nous partons vers l'acceuil pour notre rendez vous téléphonique. Mais Séraphin tombe et s'ouvre l'arcade sourcillière. Laurence le soigne pendant que nosu joignons la radio. Mais la ligne est mauvaise et nous en pouvons rien enregistrer. Nous nous rendons à Thunder Bay avec l'idée de visiter Fort William. Le temps de faire la route (il y a des travaux) et de faire les courses, (nous n'avions plus rien à manger), nous arrivons une demi heure avant la fermeture.Visite gratuite donc mais au pas de course de cette reconstitition d'un des plus importants centre de traite de la fourrure. Premiers tipis d'indiens et canoes en écorces, ustensiles de trappeur et de commerce de la fourrure etc... Retour au camps avec toujours les travaux sur la Transcanadienne.

Mercredi 27 juillet

Troisième jour au camps de Sleeping Giant. Nous partons marcher dans la forêt sur les sentiers de découverte. Les petites ramassent des framboises et nous lisons (en anglais) les panneaux qui nous renseignent sur la vie des castors (que nous ne voyons pas!). L'après midi je repars seul, les autres sont fatigués et je ne suis pas très rassuré car l'alerte aux ours est ici réelle. Je secoue à intervalle régulier un peti caillou dans ma timbale. Cela n'a pals l'air d'effrayer les biches qui m'attendent au détour du chemin. Quelle impression sauvage, la nature est dense à faire peur pour l'inconnu que je suis encore. Le soir nous essuyons une méchante averse à l'heure du repas. Qu'importe Laurence à cuit une pizza que nous mangeons sous la tente. Grosse erreur, la fatigue aidant, nous nous couchons sans nettoyer nos assiettes et enfermer nos restes. Résultat je suis réveillé à 2 heures par un putois et je mets en fuite un autre animal que je n'ai pu identifier (sans doute un raton laveur). Je suis bon pour une grosse peut retrospective, la semaine précedente un ours est entré dans le camps et a fait pour 500.000 $ de dégats. Comme il était récidiviste il a fallu l'abattre.

Jeudi 28 juillet

On lève le camps et on reprend la route depuis Thunder Bay jusqu'à la frontière de l'Ontario en suivant la Transcanadienne. Souper en bord de route près d'un étang plein de roseaux. Interminable coucher de soleil, nous roulons plein ouest et le ciel s'embrase.

Vendredi 29 juillet

Nous nous sommes réveillés au poste frontière entre les provinces de l'Ontario et de Manitoba. Nous avons contourné Winnipeg et nous nous sommes arrêtés dans la ville de Portage la Prairie. Premier arrêt dans le musée qui retrace la vie de la prairie depuis les trappeurs jusqu'à nos jours à travers des batîments meublés d'époque. On y trouve aussi les prestigieuses voiture de la ligne ferrée du Pacifique et un musée de l'armée qui a beaucoup interressé les enfants. Il y avait aussi des dentelles et des ustensiles de cuisine pour satisfaire la curiosité de ces dames. Nous avons ensuite déjeuné sur l'herbe dans le centre ville occupé par un parc dans un bras de la rivière. Nous y avons croisé des cerfs et des biches, acheté des framboises au producteur, et bien sur les filles ont joué sur les agrées. Nous reprenons la route sous une avers jusqu'au "Spruce Woods Provincial Park" qui abrite les fameuses dunes de sables.

Samedi 30 juillet

Nous partons pour une marche dans les dunes de sables. Pour les canadiens le paysage semble exceptionnel, cela ressemble pourtant au dunes du Nord de la France. A ceci près que l'ecosystème est étrange puisque ce n'est pas un désert (il pleut trop) et pourtant on y trouve cactus, salamandres et serpents. On traverse également la "grandre prairie" à ceci près qu'il n'y a aujourd'hui plus d'indients ni de bisons. Mais avec un peu d'imagination, on croit les voir. D'ailleurs ce lieu est un lieu indien mythique et notre camps s'appelle Kiche Manitou (ce qui veut dire le grand sorcier). Le soir, nous aurons le droit de gouter à la viande de bison (aujourd'hui re elevé dans des fermes) et de voir un documentaires expliquant comment en chassant massivement les bisons des plaines, l'armée américaine du général Sherman espérait aussi en chasser définitivment les indiens que l'on appelle ici "aborigène" ou "native" ou encore "first nation", le mot indien étant péjoratif !

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