Name: autour du monde
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Mexique

Date: Octobre, du 16 au 31 , 2005

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16/04/06 au 30/04/06 01/05/06 au 15/05/06 16/05/06 au 30/05/06 épilogue

Dimanche 16 octobre


Nous hésitons un peu avant de reprendre la route pour El Torréon car nous manquons ainsi les frères de Monterrey et de Saltillo. Mais nous avons le sentiment qu'il nous faut avancer. La route est difficile et nous devons terminer par l'autoroute à péage pour parvenir enfin à El Torréon ou nous échouons dans un Holliday-Inn.
Nous sommes dans une sorte de suite au lits impressionnants. Tellement impressionnants que Suzanne fera pipi dedans ! La pluie qui ne cesse de tomber à du l'inspirer aussi.

Lundi 17 octobre


Direction Durango, nous nous habituons peu a peu à la route mexicaine. Nous y arrivons vers 15h30 et nous faisons escorter par un motard de la police à qui nous avions demandé notre route jusqu'à l'office de Tourisme. On nous confirme que nous trouverons des "cabanas" à louer sur la route de Mazatlan et vers 17h00 nous atteignons dans la montagne un endroit magnifique ou nous louons une cabane près d'un petit lac. Nous organisons un feu de cheminée dans cette maison de bois ou nous nous protégeons d'une nouvelle averse.

Mardi 18 octobre


Lever tôt, le feu brule encore dans la cheminée et nous n'avons pas trop froid. La vue est magnifique, la brume couvrant le lac se dissipe lentement. Derrière la maison on aperçoit les silhouettes des meules faites à la main dans les champs alentours. Le soleil se lève et nous pouvons enfin sortir et sécher la tente qui ne sent pas très bon. Nous partons faire des courses dans le bourg voisin d'El Salto. Cette fois nous sommes vraiement immergés dans la culture mexicaine. Nous revenons "à la maison" et le ciel nous épargne d'une nouvelle ondée menaçante. Nous organisons une nouvelle veillée où chacun invente des rébus. On sent une grande intimité familiale.

Mercredi 19 octobre


Nous prenons la route pour Mazatlan sur la côte Pacifique par une route incroyable. Nous passons d'arètes en arètes rocheuses à des altitudes vertigineuses. Or ma carte routière du Mexique ne donne aucune indication de relief. Nous sommes d'abords fascinés, puis médusés, puis inquiets, puis exténués par cette route ou les paysages de jungle d'altitude de roches et de cactus dégringolent des pentes de milliers de mêtres. Virages,côtes, virages, montées... plus de trois heures trente de calvaire. Mais la récompense est au bout du chemin : à 17h30 nous sommes en vue de Mazatlan et... de l'océan sous un soleil de plomb. Nous trouvons un motel avec un balcon et vue sur la mer. D'après le guide, il s'agit du plus beau coucher de soleil du Mexique, nous ne voulons manquer cela sous aucun prétexte. Nous ne resitons pas à l'envie d'aller nous tremper dans la mer et de nous rouler dans les vagues avant d'organiser notre dinette et de nous coucher.

Jeudi 20 octobre


On quitte Mazatlan et pendant que l'on charge les enfants profitent de la piscine. Nous roulons le long de la côte Pacifique sur une route sinueuse. Nous y croisons des Camping cars canadiens qui nous fournissent une adresse de camping. Nous y arrivons vers 17h et nous installons en bord de mer sur Playa Amor (qui n'est plus une plage depuis le dernier tsunami il y a cinq ans), a une vingtaine de kms de San Blas.

Vendredi 21 octobre


Nous partons visiter la mangrove de San Blas. Toute la famille embarque sur un essquif qui se glisse entre la végétation dense. Nous y croisons des oiseaux mais surtout des tortues et des ... crocodiles en liberté. L 'excursion nous amène ensuite dans une ferme d'élevage de crocodiles où nous déjeunons. Au retour nous verrons une scène de capture de crocodile en direct. Nous revenons ensuite à notre camping pour faire du surf dans le soleil couchant.

Samedi 22 octobre


Ce matin nous quittons le campement tôt pour une longue étape de route jusqu' à Boca de Iguana, l'adresse donnée par Sigrid et Christian. Nous traversons Puerto Vallarta ou un navire de croisière avait débarqué son flot de touristes dans le supermarché ou nous avions décidé de refaire le plein. Nous mangeons rapidement sur une des rares petites plages non privée après la ville et nous roulons, les dents serrées dans les virages pour arriver au camping avant la nuit. Nous arrivons sur une plage de cocotiers dans un paysage de carte postale. Nous montons rapidement notre tente.


Dimanche 23 octobre


Le reveil est splendide, une plage parfaite de sable blanc, des vagues de rêve, et une baie à perte de vue, on comprend pourquoi nos amis ont choisi ce site. Nous passons la journée à surfer dans les vagues les cheveux au vent. Même Suzanne apprend à se laisser porter par les vagues sur la petite planche de polystirène.

Lundi 24 octobre


Pendant que la moitié d'entre nous organise une marche de 5 kms par la plage vers Manzanilla , le village de pécheurs voisin, les autres les rejoignent en voiture jusqu'à l'entrée du village jusque où quelques vieux crocodiles viennent s'aventurer (sans doute pour récupérer quelques restes). Nous déjeunons à l'ombre dans une gargotte avant de rentrer pour profiter du plaisir de se laisser rouler par les vagues sur notre plage.

Mardi 25 octobre


Après le petit déjeuner nous nous rendons à Melaque à une vingtaine de kilomètres pour un rendez-vous avec Christian qui veut faire profiter Laurence d'une communication avec ses parents via internet. En fait la ligne est mauvaise, Laurence peut parler mais elle entend mal, mais cela permet d'être un peu plus longue dans ses explications. Pendant ce temps je relève les mails. Il semble que les amis et la famille aient découvert le site et nous envoient a leur tour de leurs nouvelles. Nous nous promenons dans la ville et achetons des sandales pour Syméon et pour les filles. Nous faisons provision d'eau et achetons du poisson frais et revenons manger tardivement au camping pour que les enfants puissent quand même profiter des vagues de l'après midi. (La nuit tombe à 20 heures précise et il nous faut lancer la cuisine et les douches à 18h30 si l'on ne veut pas tout terminer dans le noir).
Le soir discussion au coin du feu (la bougie en l'occurence, car il fait assez chaud !) sur la fatigue des parents: Raphaël traine une otite et Laurence n'a pas digéré le poisson de ce midi. Nous expliquons aux enfants qu'il nous est difficile de porter toutes les responsabilités et que pour nous le voyage ce n'est pas des vacances mais une logistique trés importante et contraignante. Nous avons du mal à nous détendre et les enfants sont très égoistes dans leur plaisir. Ils partent surfer trois heures puis rechignent à faire la vaisselle. (Ou il la font tellement lentement que cela nous énerve encore plus !)

Mercredi 26 octobre


Nous avons une tres petite étape à parcourir jusqu'à la ville de Manzanillo (à ne pas confondre avec Manzanilla) où nous prendrons un hotel pour notre rendez-vous radio. Aussi, je laisse les enfants se débrouiller avec le pliage du campement. Le résultat est décevant, deux heures et demi plus tard seule la moitiée du travail est fait. Or le pliage ne prend pas plus de 2h30 d'habitude. Il est vrai que je crie des ordres à tout va. Force est de constater qu'après plus de trois mois de voyage, les enfants n'ont pas beaucoup progressé. Les deux grands sont lents et manquent beaucoup d'initiative (leur caractère latin s épanouit sous ce climat !). Quant à Syméon, c'est tout bon ou tout mauvais. Cette fois il avait choisi de ne rien faire. Il a une inertie qui n'a dégal que son enthousiasme quand il est décidé. Mais on ne sait jamais ce qui va le décider à agir. Sautes d'humeur ou caractère, c'est parfois difficile à gérer.
Nous partons donc vers 15h30 après un repas improvisé. La route est en réparation et nous progressons lentement. En approchant de Santiago, nous entrons dans une zone très touristique avec des chaines d'hotel et des clubs de vacances internationnaux. Nous trouvons un motel devant le port vers 17h30 et décidons de profiter de sa piscine et de son confort avant une petite dinette dans la chambre et un coucher tot pour les parents fatigués. Les enfants eux regardent la télé dans l'autre pièce.

Jeudi 27 octobre


Le contact avec Radio France se fait avec Eva, ce qui nous change un peu. Nous lui racontons l'épisode de la mangrove de St Blas et du Crocodile capturé et relaché. Visiblement elle est impressionnée par ces aventures. Par contre je suis un peu court pour le deuxième sujet sur les difficultés de la route. Je lui parle des dos d'anes ou "topes", (ces fameux ralentisseurs que l'on trouve à plusieurs reprise pour les traversée de villages et qu'il faut franchir à moins de 5 km heure sous peine d'y laisser ses amortisseurs), et je me demande comment à des milliers de kms les auditeurs vont pouvoir imaginer ce truc. Il faut que je pense à mettre une photo sur internet. Nous partons faire le plein au supermarché car nous ne savons pas tres bien ce que nous trouverons à l'étape suivante, Playa Azul, qui semble un point perdu sur la carte. Une fois encore nous nous disputons à propos du temps passé à faire les courses et nous ne prenons la route qu'à 13 h 30. Or la route qui nous attends est longue (près de 400 kms) est difficile (il s'agit d'une route cotière franchissant en de multiples virages et sommets tous les reliefs de la sierra qui borde le Pacifique. Certes la vision des palmeraies immenses bordées d'un liseré scintillant de plage cotière, le tout se jettant dans l'océan reste inoubliable ; mais le voyant des freins vire au rouge dans chaque descente et je dois jouer avec la boite pour négocier les virage en seconde dans des hurlements mécaniques. Je cache mon inquiètude. Mais je sais que le système de freinage du Land est triple, quatre disques sur deux systèmes indépendants plus le bloquage de l'arbre de transmission par le frein a main, voilà pourquoi précisément j'ai choisi de voyager avec ce véhicule taillé pour ce type d'aventure... je serre donc les dents et les fesses. Après une pause dejeuner rapide sur le bord de l'océan dès qu'il n'est plus betonné, on se lance donc courageusement à l'assaut des virages. Nous arrivons à la tombée de la nuit à Playa Azul, un petit bourg à côté de la ville de Lazaro Cardenas. L'hôtel principal (est sans doute unique! ) "Playa Azul" ouvre son parking poussiéreux aux caravanes et aux campeurs. La première impression est décevante, mais les enfants on repéré que la piscine de l'hôtel se remplissait et qu'il y avait un slide. Ils ne rechignent donc pas trop a monter la tente dans cet endroit sombre. Nous sommes seuls mais le gérant nous assure que le week-end sera chargé. (En fait nous approchons du pont de la Toussaint ou plutôt ici au Mexique de la fête des morts).

Vendredi 28 octobre


Nous passons la journée à regarder la piscine de l'hotel se remplir et à s'y baigner en attendant l'ouverture du slide... qui ne sera pas finalement ouvert. Menus travaux, petit tourt dans le bourg pour les courses (et surtout les provisions d'eau car au Mexique l'eau n'est jamais potable, ni pour les étrangers, ni pour les Mexicains eux mêmes).

Samedi 29 octobre


Surprise, vers 9 heures du matin, un camion de démenagement entre dans l'enceinte du parking, il en sort 35 personnes ; hommes femmes et enfants plus des matelas, des tentes et du matériel de popote à ne plus savoir qu'en faire. Impressionnés nous serrons les rangs et nous réfugions autour de la piscine pour trier nos photos pendant que tout ce petit monde s'installe. En fait ce sont des Mexicains de trois villages situés à dix heures de route à l'intérieur des terres qui sont partis pour un week-end de quatre jour. Le chauffeur assez fier me dit qu'il y a des couchettes pour trente personnes dans son camion mais que l'an dernier ils sont venus à cinquante. Je ne pose pas de questions. Gentiment, il m'indique la route pour la suite, d'après des calcul sur ma propre moyenne ( 60 kms heures au maximum sur les routes mexicaines, contre 90 au Canada et 80 au Etats Unis), il doit rouler à plus de 80 de moyenne... Madre de Dios !
Tout ce petit monde est fort sympathique et, encore une fois, Séraphin le blondinet est la vedette. Le matin ils partent boire des bières sur les paillottes face à la mer (Voilà pourquoi on avait dressé des tables pour plus de 1000 personnes sur la plage la veille alors qu'il n'y avait pas un chat à part nous), à quinze heures, ils reviennent manger ce que les mamas ont cuisiné dans leur immenses marmites et le soir ils se pomponnent pour aller manger des fruits de mer et surtout danser dans toutes les guinguettes qui bordent la plage. Je pense que nous nous sommes endormis avant qu'ils ne reviennent tous, car le slide a été ouvert avec cette arrivée massive et les enfants s'y sont donnés à fond, Suzanne en tête, toujours avide de sensations fortes.

Dimanche 30 octobre


Nous nous levons avec le soleil (vers huit heures) pour replier le campement. Avant il fait trop noir, la nuit se lève d'un coup sous les tropiques. Décollage vers 10h30 pour une nouvelle longue étape puisque nous visons d'arriver à Pie de la Cuesta à 20 kms d'Acapulco ou j'espère pouvoir faire une escale technique pour les freins. Nous roulons prudement mais la route devient meilleure. Nous mangeons quand même sur le pouce au bord de la route pour ne pas perdre des minutes précieuses de lumière et poursuivons notre chemin gaillardement. La route est de plus en plus droite et nous arrivons au camping vers 17 heures. Il fait partie de la liste que j'ai recopiée sur l'agenda de Christian et effectivement, c'est une bonne adresse. Nous sommes installés face a la mer avec un spa privé sur notre emplacement l'endroit est fleuri et les gerants sympathiques. Il n'y a pas de moustiques et il fait encore tres chaud.

Lundi 31 octobre


Nous quittons Pie de la Cuesta pour visiter Acapulco en partant au ravitaillement, il nous faut des couches pour Séraphin et des victuailles basiques (comme le Nutella, devenu un dernier recours nutritif...). Nous espérons donc trouver un supermarché. En fait nous traversons le marché et nous perdons dans les ruelles avant de déboucher sur la baie que nous longeons d'un bout à l'autre. La vue est magnifique, l'ambiance incroyable car les as des patrouilles aériennes mondiales se sont donnés rendez vous comme chaque année dans le ciel d'Acapulco. Tout le monde à le nez en l'air, y compris les chauffeurs de taxi (au passage ce sont toujours des coccinelles Volkswagen, mais ici bleu et blanc contre vert et blanc à Mexico et rouge et blanc dans les banlieues) ce qui ne simplifie pas la conduite. Nous trouvons un supermarché géant au bout de la baie et nous pouvons y manger (à la caféteria), y trouver du liquide de freins (au cas où), y trouver du liquide tout court (distributeur automatique de billet), et même y relever nos mails. Nous repartons avec deux caddies pleins vers notre campement luxueux.

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